Cinéma

Moonrise Kingdom : un conte décalé et rafraîchissant

© StudioCanal

Ça y est, je suis enfin allée voir le film d’ouverture du Festival de Cannes. Je l’avoue : c’est le premier film de Wes Anderson que je vois, mais j’ai l’intention de me rattraper car ses autres longs-métrages m’ont l’air bien sympas aussi.

Dans les années 60, deux jeunes ados incompris, le scout Sam et l’écolière Suzy, chamboulent la vie d’une petite île de la Nouvelle-Angleterre le jour où ils décident de fuguer en amoureux dans la nature. Alors que tout le monde se mobilise pour les retrouver, une tempête approche…

© StudioCanal

La thématique du conflit des générations apparaît à première vue, conflit enfants/adultes, mais cela va plus loin : le film met en avant une séparation entre les deux héros et le reste du monde, qu’il s’agisse de leurs tuteurs ou de leurs camarades ou frères. L’une est une enfant rêveuse, l’autre un enfant adopté ; les deux sont solitaires et ne s’entendent pas avec leur entourage.

Le film choisit habilement de démarrer avec la fugue, pour nous dévoiler ensuite ce qui y a mené. Le scénario ne souffre ainsi d’aucune longueur, bien au contraire : du début à la fin, on ne s’ennuie pas et les évènements s’enchaînent de manière rythmée. Rien ne dépasse et tout est bien ficelé au détail près, comme dans un conte. D’ailleurs, le film est narré par l’un des habitants de l’île, qui s’adresse à la caméra mais participe aussi marginalement à l’intrigue.

© StudioCanal

Le casting est de choix : Edward Norton (le chef scout Ward), Bruce Willis (le capitaine Sharp), Bill Murray (le père de Suzy) ou encore Tilda Swinton (les « Services Sociaux »)… Mais ce sont surtout les enfants (Jared Gilman et Kara Hayward) qui crèvent l’écran et sont mis en avant, finalement.

D’ailleurs, ce sont leurs personnages qui tiennent le film : leurs initiatives sont guidées par tout l’irréalisme et la déraison de l’enfance, mais elles tiennent davantage la route qu’on pourrait le croire. Ils savent ce qu’ils veulent, et on est emportés dans leur projet. Les adultes, eux, semblent plus dépassés qu’autre chose par ce qui se passe et par leur vie en général.

Le message du film semble donc être celui-ci : parfois, les adultes ne sont rien de plus que de grands enfants et les enfants sont les plus matures. Pour résumer : un divertissement drôle, poétique, surréaliste et à l’esthétique 60s et colorée, mais aussi une mignonne histoire d’amour.

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