Art/Cinéma/Musique/Séries télé

La tête dans les étoiles

En ce moment, l’espace est une thématique qui m’inspire, d’autant plus que nous avons tendance à profiter de l’été pour observer le ciel. D’ailleurs, profitez de la Nuit des étoiles les 10, 11 et 12 août pour aller (re)voir les deux Ourses, la Voie Lactée ou encore la constellation du Bouvier dans un des sites participant à la manifestation. Ces nuits ont été choisies parce qu’elles sont parmi les nuits les plus sombres de l’année. L’espace est symbole d’infini et d’inconnu ; il nous fascine et nous effraye, il est à la fois dangereux et attirant. Voici une sélection d’objets culturels qui s’y rapportent et que je recommande.

Un film. Prometheus, de Ridley Scott

© Twentieth Century Fox France

Encore en salles. Un film qui a, il paraît, déçu les fans d’Alien, qui espéraient une suite et des explications. Or, Prometheus pose de nouvelles questions en commençant une nouvelle saga. De la série des Alien, je n’ai vu que le premier, celui de Ridley Scott, et il s’avère que c’était suffisant, puisque le réalisateur ne prend pas en compte les suites de James Cameron, David Fincher et autres Jean-Pierre Jeunet. Il reste dans son univers (d’ailleurs, le film peut être vu comme une réflexion sur la création cinématographique). Le résultat : un film élégant, complexe, existentiel et horrifique dans lequel, après avoir découvert des peintures préhistoriques significatives, des scientifiques partent en expédition sur une planète reculée à la recherche des Ingénieurs, ceux qui nous auraient créés, pour élucider la question de nos origines… Les acteurs sont bons : Noomi Rapace, vue dans Sherlock Holmes 2 au début de l’année, en nouvelle Sigourney Weaver, Michael Fassbender en robot insensible mais curieux, Charlize Theron en héritière froide et calculatrice. Les images sont belles, rehaussées par le joli thème composé par Harry Gregson-Williams. Laissant plus d’une part d’ombre, Prometheus a donné lieu à de nombreuses interprétations, ce qui pour moi est le signe d’un film réussi.

 Un groupe. M83

Pitchfork/Will Deitz

Ce n’est que récemment que je me suis mise à les écouter, même si je connaissais le fameux Midnight City. Ce groupe français d’électro-pop qui cartonne sur la scène indie depuis la sortie de leur cinquième opus Hurry Up, We’re Dreaming en 2011 porte le nom d’une galaxie. Autant dire que l’espace est l’un de leurs thèmes de prédilection, avec aussi l’enfance, ce qui transparaît dans leurs clips. Hurry Up est un double album de 22 titres qui demande plusieurs écoutes avant immersion complète. L’ambiance est tour à tour disco, atmosphérique et enfantine, et donne bien envie de prendre le train pour Pluton qu’évoque la piste 7. « Watch out, a new planet right on my trail. The space, oh oh it’s mine, » chante Anthony Gonzalez dans Claudia Lewis. En me demandant qui pouvait bien être cette Claudia Lewis, je suis tombée sur l’article d’une bloggeuse qui a fait des recherches : il s’avère que c’est une enseignante qui écrivait des poèmes sur l’espace dans les années 60, sur laquelle le leader du groupe est tombé par hasard sur le net. Ses poèmes n’ont rien d’extraordinaire, mais ils sont quand même plaisants à lire.

Un photographe. Don Pettit

Don Pettit est un astrophotographe : cet astronaute de la NASA profite de ses missions pour prendre des photos. A bord de la Station Spatiale Internationale, il a réalisé une série très belles photos de traînées d’étoiles en prenant des photos à long exposition du même plan à plusieurs reprises, qu’il a ensuite assemblées à l’aide d’un logiciel. La technique du star trail est assez connue des photographes qui capturent la trajectoire des étoiles, mais les clichés de Don Pettit sont particulièrement réussis, et puis, ce n’est pas tous les jours qu’on peut faire de la photo depuis l’espace, n’est-ce pas ?

Le reste des photos ici.

Une série télé. Battlestar Galactica

© NBC Universal

Cette série est un remake de la série Galactica des années 70, qui avait été beaucoup moins réussie et n’avait compté qu’une saison. Les Cylons, puissants robots créés par l’homme qui se sont retournés contre lui par le passé, sont de retour et attaquent sans merci les 12 colonies de Kobos. A bord du dernier vaisseau de guerre, le Galactica, les survivants vont tenter de trouver la mythique 13ème colonie pour leur échapper : la Terre… J’ai découvert la série il y a peu, et ai visionné les deux épisodes pilotes, ce qui fait tout de même trois heures, donc je peux déjà livrer une première impression. L’histoire est plutôt originale : on échappe ici au patriotisme américain et au christianisme, avec cette civilisation qui nous ressemble tellement sans pour autant savoir si la Terre existe – c’est rafraîchissant. C’est une série sérieuse et mature, saupoudrée de batailles spatiales bien réalisées, qui aborde des questions intéressantes : l’Homme aurait-il raison de créer « à son tour », en forgeant des intelligences artificielles (même chose dans Prometheus) ? Faut-il abandonner des centaines pour sauver des milliers, voire pour sauver l’espèce ? Au final, BG s’interroge sur la nature humaine. Les acteurs sont convaincants, le scénario, quoique manquant parfois de clarté, est intelligent. J’en reparlerait peut-être après visionnage de la suite…

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