Cinéma

Le Dernier pub avant la fin du monde : du Doctor Who dans mon verre

ku-bigpicJe vous le dis tout de suite : Le Dernier pub avant la fin du monde est le premier film d’Edgar Wright que je vois. Je ne peux donc pas le comparer à ses compères de la « trilogie du Cornetto », Shaun of the Dead et Hot Fuzz, que j’ai ajoutés à ma liste toujours plus longue de films à voir. Car s’ils sont plus réussis que ce film, ils doivent vraiment valoir le détour.

Autour de la quarantaine, Gary King est un éternel gamin qui refuse de rentrer dans le schéma famille-travail et d’évoluer avec son temps. Il reste nostalgique de ses années lycée, dans les années 1980-90, où il traînait avec sa bande de quatre copains et avait l’impression que le monde lui appartenait. Il regrette particulièrement cette soirée fatidique du 22 juin 1990 où ils s’étaient donné pour défi d’achever le mythique « Golden Mile », un parcours de 12 pubs dans leur petite ville de New Haven où chacun devait boire au moins une pinte et n’étaient pas allé jusqu’au bout. Le dernier pub est le fameux « The World’s End », qui a donné son nom au film. Un jour, sur un coup de tête, il décide de réunir la bande – qu’il n’a pas revue depuis – pour le refaire, et cette fois-ci réussir. Mais les choses ne vont pas se passer comme prévu. Une ambiance étrange règne dans cette ville qu’ils n’ont pas revue depuis des années, et « The World’s End » va s’avérer porter plutôt bien son nom…

The-Worlds-End-Simon-PeggLe Dernier pub est une comédie british, avec un humour british qui fait souvent sourire, voire éclater de rire. Certaines blagues tombent, c’est vrai, à plat, mais j’aime me dire qu’elles sont aussi là pour accentuer le côté un peu pathétique/lourdingue de nos cinq compères, et en particulier de Gary. Les répliques fusent et on ne s’ennuie pas, avec juste ce qu’il faut de vulgarité.

C’est le genre de film qui commence normalement, calmement, pour ensuite dégénérer assez rapidement, ici vers une science-fiction loufoque qui fait penser à un épisode de Doctor Who. C’est un vrai bol d’air frais pour ceux qui sont habitués aux films d’action américains. Même les scènes d’action sont drôles, et arrivent à nous divertir sans déployer tout un arsenal d’effets spéciaux. La réaction des personnages aux évènements est poilante, décomplexée et l’échelle humaine, sans patriotisme agaçant, est appréciable.

Nous retrouvons le duo Simon Pegg/Nick Frost (enfin ceux qui y sont habitués, pour ma part je n’ai vu Simon Pegg que dans les Star Trek et Nick Frost… nulle part), ainsi que, entre autres, Eddie Marsan (Lestrade dans les Sherlock Holmes) et, en parlant de Sherlock Holmes, ce cher Martin Freeman. Tous sont convaincants. Soit dit en passant, c’est un film à voir absolument en VO. Je sais qu’apparemment ce n’est pas facile en France, étant donné qu’il n’est déjà pas très bien distribué (je suis contente d’être actuellement aux USA et de ne pas avoir ce problème).

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Oui, il y a quand même une fille (Rosamund Pike).

On regrettera que les différents personnages, tout comme le concept derrière les ennemis, ne soient pas assez creusés, avec un film trop concentré sur le présent et l’intrigue principale. Certains peut-être n’adhèreront pas non plus à cette escalade absurde qui va finalement avoir des conséquences mondiales, le film passant de simple comédie à film catastrophe en un claquement de doigt. Mais c’est aussi ce qui fait son originalité.

Le Dernier pub ne se prend pas au sérieux et a pas mal de bonnes idées, sans parler d’une bonne OST. Un bon divertissement de fin d’été.

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