Séries télé

Peaky Blinders : un Boardwalk Empire britannique ?

4482400-high_res-peaky-blindersC’est la saison des reprises de bon nombre de nos séries préférées, et des nouvelles séries. J’ai pu regarder les prometteuses Sleepy Hollow et Brooklyn Nine-Nine livrées par la Fox, et je voulais vous parler brièvement de Peaky Blinders, qui vient de débuter sur BBC2. Cette série historique créée par Steven Knight semble vouloir être une alternative à l’excellente Boardwalk Empire (qui vient de reprendre, yay), que ce soit au niveau de l’univers ou de la qualité, et c’est plutôt réussi. Mais il faut noter que Peaky a été conçue bien avant sa compère américaine. L’épisode 2 est déjà passé, mais je ne vais vous parler que du pilote.

L’intrigue se déroule à Birmingham juste après la Première Guerre mondiale, qui pèse lourdement sur les bookmakers, communistes et autres flics qui peuplent la série. La ville est dominée par le gang des Peaky Blinders, preneurs de paris sur des courses de chevaux qui ont réellement existé. Leur nom vient du fait qu’ils portent des rasoirs dans leurs casquettes pour aveugler leurs adversaires. En ces temps troublés notamment par l’IRA, le gouvernement, qui craint une révolte, décide de reprendre la ville en main après le vol d’une cargaison d’armes. Le chef de police Campbell est envoyé sur place pour dénicher les coupables. C’est le début d’un affrontement plus ou moins direct avec Thomas Shelby, le leader charismatique des Peaky Blinders.

Peaky-Blinders_15-EditLa série se targue d’avoir à son casting deux grands noms, Cillian Murphy (Shelby) et Sam Neill (Campbell), qui ne déçoivent pas. La mise en scène est très soignée, les dialogues bien écrits, la musique, qui alterne entre poésie et rock anachronique, entêtante. La photographie est très belle. La cinquantaine de minutes que dure l’épisode passe rapidement, et pose bien les enjeux et les personnages. La reconstitution historique est intéressante, avec notamment une apparition de Churchill himself. On espère en apprendre plus sur les personnages par la suite.

Comme Boardwalk Empire, la série suit un jeune gangster ébréché par la guerre, se situant qui plus est dans un milieu irlandais, et dépeint des rivalités avec, devinez qui, des Italiens. Mais elle ne m’a pas paru l’égaler en termes de qualité. La mise en scène est comme je disais soignée, mais peut-être trop soignée, dans le sens où on voit un peu trop les ficelles. De même, les dialogues sont bons, mais manquent peut-être de subtilité et de profondeur. Quand je regarde BE, je l’avoue, j’ai parfois du mal à suivre tant c’est fin et complexe. Et j’ai toujours considéré le fait de ne pas tout comprendre comme un signe de qualité, même si c’est agaçant. Or l’intrigue de Peaky est assez transparente pour l’instant.

Mais ce ne sont que des impressions qui n’empêchent pas le fait que j’ai beaucoup aimé ce pilote et que je vais suivre cette série dont la première saison ne comptera que six parties (on est à la BBC, que voulez-vous). Elle est d’une qualité bien suffisante dont ne peuvent pas se réclamer nombre de séries. Je recommande.

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Une réflexion sur “Peaky Blinders : un Boardwalk Empire britannique ?

  1. Il faut que je voie Boardwalk Empire ! Et je vois ce que tu veux dire par l’idée qu’une série difficile à suivre semble de qualité… Même si, parfois, je me dis aussi le contraire : le script fait tout pour nous perdre pour qu’on ne s’aperçoive pas que tout ça n’a au fond pas vraiment de sens (les trucs qui s’annoncent trop complexes peuvent aussi retomber comme des soufflés). Je note Peaky Blinders, en tout cas, ça a l’air intéressant.

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