Cinéma

X-Men Days of Future Past : un croisement maîtrisé et intelligent

REVIEW-X-Men-Days-of-Future-Past-est-le-chef-d-oeuvre-de-la-saga_reference

C’était le blockbuster que j’attendais le plus cette année, alors je me devais d’écrire une critique. Après avoir adoré X-Men : Le Commencement, que j’avais trouvé supérieur à la trilogie précédente par son scénario intelligent, sa profondeur et le talent de ses acteurs principaux, j’étais impatiente de voir cette suite, qui se propose de refermer la boucle en faisant se « rencontrer » les deux générations, ou plutôt les deux époques.

Le film dépeint un avenir bien sombre pour les mutants, puisqu’en 2023, les humains ont développé les Sentinelles, robots redoutables qui s’adaptent instantanément aux pouvoirs des mutants pour les éliminer. Xavier et Magneto décident d’envoyer Wolverine dans le passé, plus précisément dans les années 1970, pour empêcher un événement capital, impliquant Mystique, de se produire, et ainsi faire en sorte que les Sentinelles n’aient jamais existé. Pour cela, il va devoir convaincre les versions jeunes de Charles et d’Erik de l’aider, ce qui ne sera pas aisé.

On retrouve Bryan Singer à la réalisation, à qui on devait les deux premiers X-Men. Il a remplacé Matthew Vaughn, le réalisateur de First Class, qui était initialement à la barre mais n’a finalement que participé au scénario. Et ça se sent, parce que ce film réussit avec brio à connecter la trilogie et First Class, dans la lignée de ce à quoi nous a habitués Marvel récemment avec l’univers des Avengers. J’ai particulièrement apprécié certains clins d’œil bien sentis. Le début du film peut sembler un peu confus, mais on entre rapidement dans la danse, même si bien sûr il faut avoir vu les autres films pour comprendre. Notamment, le film ne s’attarde pas sur la présentation des mutants que l’on connaît déjà, qu’il s’agisse de ceux du passé ou du présent. Cela lui permet de ne pas s’éparpiller et de se concentrer sur une poignée de personnages principaux tout en s’adonnant à de sympathiques caméos.

419680.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Ainsi, le film utilise bien ses 2h10, l’intrigue se déroule dans un rythme quasi-parfait, et on ne s’ennuie pas. L’équilibre entre les scènes d’action et le reste est maîtrisé, les premières laissant la place au développement de l’intrigue, de la psychologie des personnages et de la profondeur du scénario. Comme Le CommencementDOFP explore la problématique de l’évolution et des relations humains/mutants avec intelligence, sans jamais tomber dans le manichéisme mais en faisant réfléchir. Et il continue d’utiliser et d’adapter l’Histoire aux mutants de manière pertinente (quoiqu’en ce qui concerne Kennedy, c’était plus comique qu’autre chose).

Mais le film est aussi porté par ses acteurs, bien sûr, avec un casting de choix. On retrouve Ian McKellen et Patrick Stewart, mais surtout Michael Fassbender et James McAvoy, qui restent au centre de cette nouvelle saga. Le film est l’occasion de constater que le choix de caster ces derniers était très bon, que ce soit physiquement ou par leur charisme. C’est McAvoy qui a le plus d’occasions de se distinguer, son personnage étant toujours aussi attachant à mes yeux, tandis que Fassbender a une classe innée. Jennifer Lawrence est toujours aussi badass et touchante à la fois, même si les nombreuses transformations de Mystique réduisent sa présence à l’écran. Hugh Jackman est égal à lui-même, et ça fait plaisir de le retrouver dans un bon film en dehors des films à la qualité douteuse qui ont été (et seront sûrement) consacrés à son personnage.

Du côté des nouveaux, je voudrais saluer la prestation d’Evan Peters dans le rôle de Quicksilver, son personnage au look réussi apportant une bonne dose d’humour au film, même s’il diffère apparemment grandement de la version comics (on le retrouvera dans Avengers 2 sous les traits d’Aaron Taylor-Johnson). Peter Dinklage est également honorable dans le rôle du « méchant », bien que le script ne lui donne pas autant de latitude que le rôle qui l’a fait connaître. Omar Sy (Bishop), enfin, fait partie des nombreux mutants qui n’ont pas l’occasion d’être développés, mais son apparition est sympathique.

21055285_20131106123511568.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Parlons maintenant des défauts, puisqu’il y en a. Il s’agit principalement d’incohérences, d’abord du côté du présent. Il est difficile de croire, que ces robots super sophistiqués (aussi cools soient-ils), ainsi que les vaisseaux qui les transportent (c’est à peu près tout ce qu’on voit du présent), avec leur design futuriste, existent dans un futur aussi proche que 2023. D’autre part, où étaient-ils entre 1973 et 2013, notamment pendant toute la trilogie ? Le projet aurait été endormi pendant tout ce temps ? Quid des prototypes dévoilés en 73 ? Bref, il suffirait apparemment de répondre que oui, ces projets étaient « en préparation », pour malgré tout apprécier l’univers des films. D’autre part, le film se laisse également aller à des ficelles faciles, comme le développement d’un sérum permettant à Xavier de marcher à nouveau, qui paraît un peu aberrant (notamment sachant que Beast est devenu Beast en échouant à développer son propre sérum, et que donc une telle compétence pour l’époque et le personnage n’est pas des plus crédibles). Mais l’effet secondaire indésirable du sérum, quoiqu’étant sacrément pratique, est aussi une bonne idée (je vous laisse le découvrir si vous n’avez pas vu le film). Enfin, les capacités nouvelles de Kitty (Ellen Page), au centre de l’intrigue, paraissent également tirées par les cheveux, étant donné qu’elle n’est à la base capable que de traverser les surfaces.

Pour résumer, je chipote, mais la vérité, c’est que j’ai adoré ce film, qui s’est montré à la hauteur de mes espérances de fangirl. Il confirme la qualité supérieure de cette nouvelle trilogie par rapport à la première selon moi, trilogie puisque la suite, Apocalypse, est déjà prévue (restez après le générique), et est prometteuse étant donné comment se termine ce film.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s