Cinéma

Jersey Boys : une sympathique success story

JERSEY BOYS

J’ai l’impression qu’on n’a pas beaucoup médiatisé le dernier Clint Eastwood par rapport à ses films précédents, qui ont souvent été encensés par la critique. Pourtant Jersey Boys est un film qui vaut le détour. J’ai enfin pu le voir, et j’ai beaucoup aimé malgré ses quelques défauts. Eastwood aime la musique (il a déjà enregistré des albums), et après son projet avorté de remake d’Une étoile est née, il a accepté de réaliser ce film, après le désistement de Jon Favreau. Il s’agit d’une adaptation de la comédie musicale du même nom, créée en 2005 à Broadway. Le film retrace l’histoire mouvementée du groupe The Four Seasons, qui a connu son succès dans les années 60.

Le film commence un peu comme un film de gangster, puisque les quatre membres du groupe sont originaires des bas-fonds du New Jersey. Frankie Valli et Tommy DeVito, d’origine italienne et liés à la mafia, sont particulièrement mis en avant. Plutôt que de recruter des stars hollywoodiennes, Clint Eastwood a misé sur l’authenticité en castant des habitués des planches, et en particulier John Lloyd Young dans le rôle du chanteur vedette du groupe Frankie Valli, qu’il a déjà interprété dans la comédie musicale. J’ai retrouvé avec plaisir Vincent Piazza dans le rôle du caïd Tommy DeVito, rôle similaire à celui qu’il a dans Boardwalk Empire (le gangster Charlie Luciano). C’est lui qui crève le plus l’écran pour moi, et je suis vraiment contente qu’il ait pu avoir ce rôle au cinéma. Enfin, Christopher Walken est égal à lui-même dans le rôle du mentor mafieux Gyp DeCarlo, même s’il est loin de ressembler à un Italien. Sa mise en avant dans le casting montre qu’il est surtout là comme faire-valoir dans un film qui n’a, autrement, aucun grand nom à afficher.

Pour rappeler le spectacle, le film est dénué de toute violence (si ce n’est quelques chaises cassées), et surtout brise régulièrement le quatrième mur puisque les personnages (en particulier Tommy) s’adressent régulièrement à la caméra pour raconter leur propre histoire, et ce en plein milieu des scènes. Cela donne de l’originalité, de la légèreté et du dynamisme au film, qui ne manque aussi pas d’humour. Musicalement parlant, c’est aussi intéressant et très sympa. Moi qui n’y connaissait rien, je me suis rendue compte que ce groupe avait fait des tubes pas mal connus (Sherry ; December, 1963 (Oh, What A Night)…). Les faits ne sont pas racontés avec exactitude, puisque ça a été transformé en comédie musicale et donc arrangé ou simplifié.

Le film souffre de longueurs vers la fin, de maladresses qui l’alourdissent et d’une progression parfois brouillonne, mais c’est un film très fun qui ne se prend pas trop la tête et qui fait vraiment passer un bon moment. Il montre que Clint Eastwood maîtrise autant le drame que la comédie (musicale).

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